INTERVIEW – A la rencontre du chantre Fulgence Gackou

Parler nous brièvement de vous et de votre parcours.

Bonjour, moi c’est Fulgence GACKOU. Je suis un Chantre Catholique, un musicien, auteur-compositeur, pianiste et depuis quelque temps producteur. J’ai très tôt rejoint la Chorale à l’âge de 14 ans, la Chorale St Kisito de Guédiawaye de la Paroisse St Jean à l’époque et maintenant St Jean Paul II. J’ai quand même vite évolué au sein de cette Chorale en étant très jeune, en occupant certaines responsabilités, en faisant très souvent des solos, en ayant pris quelques cours de Solfège, ce qui m’a valu avec le temps de jouer au piano. En parallèle au collège j’étais également dans la Chorale du Collège Sacré Coeur et plus tard à l’université à la Chorale de l’UCAO Saint Michel et c’est durant ce temps que j’ai d’ailleurs remporté les deux premières éditions du « School & college Talents » où j’étais censé représenter l’UCAO St Michel. C’est vraiment après ces concours que je me suis rendu compte que j’aimais la scène où il y avait un orchestre derrière qui m’accompagnait, il y avait un contact avec le public, les speechs d’avant et tout ce qui va avec… et même d’après. J’ai compris que j’étais quand même fait pour la scène et quand j’ai rejoint la communauté d’Evangélisation JeunEspérance ça m’a parmi de recentrer ma musique, de la recentrer parce que la question se trouvait si toutefois je devais lancer ma carrière soit je chanterai pour le monde ou soit je chanterai pour Dieu mais puisque j’étais dans la communauté d’Evangélisation avec des conseils, des prières des frères et des soeurs ça m’a permis de choisir de chanter pour le Seigneur depuis 2013 jusqu’à maintenant.

Dans votre deuxième album on a découvert un Fulgence plus engagé ancré dans une dynamique internationale dans l’adoration. Ce déclic est venu d’où ?

Alors dans mon deuxième album l’idée c’était plutôt, bien sûr comme vous l’avez cité, de toucher un peu à l’international d’avoir une touche un peu plus élargie et qui toucherait non seulement toutes les couches sociales mais aussi toutes les nationalités bien sûr avec l’adoration qui est le reflet de ce que je fais : Praise and Worship. Avec le temps ça m’a permis également de pouvoir élever un peu le niveau de ma musique parce que j’ai eu la chance quand même entre mon premier et mon second album de travailler avec des gens, des musiciens qui avaient vraiment un très très grand talent et de l’expérience aussi dans le milieu. Le but était tout simple, c’était quand même de trancher en quatre : de passer à un autre niveau au travers de ces styles qu’on a dû employer qui n’étaient pas forcément les nôtres mais qu’on a voulu essayer musicalement parlant pour essayer de vraiment toucher une plus grande cible.

Pourquoi avoir voulu faire un feat avec Sheikha ? Et pourquoi Jammu Sénégal ? Un morceau qui n’a peut-être rien avoir avec vos chants d’adoration et de louange.

Alors moi en plus d’être un Chantre, je suis un Sénégalais engagé qui vit au Sénégal et qui est concerné par toutes les situations qu’on retrouve dans le Sénégal donc naturellement avec Sheikha l’idée c’était de faire un morceau ensemble parce que j’ai apprécié la merveilleuse personne qu’il était et j’ai vu et j’ai compris et j’ai accepté qu’il avait également du talent donc l’idée c’était de collaborer, ça sonnerait bien surtout pour le dialogue Islamo-Chrétien. En plus en ces périodes-là, il y avait un peu des soucis avec le cas de l’école Jeanne d’Arc et tout ça donc il fallait marquer le pas parce que tout simplement NOUS SOMMES SENEGALAIS, je le suis il l’est et nous devons également réagir dans ces genres de situations quand nous nous sentons interpellés et c’est exactement ce qui s’est passé on a collaboré d’abord sur le morceau et je l’ai invité à mon concert au Grand théâtre et il a bien voulu venir. C’était une très belle expérience. Bon après le public a demandé que ce morceau qu’on avait chanté au Grand Théâtre qu’on en fasse un single et c’est ce qu’on a fait « Jammu Sénégal ». Pourquoi « Jammu Sénégal » ? Parce que c’est deux frères mais issus de religions différentes qui ont interprété ce morceau mais qui chantent également la paix pour dire que c’est bien possible dans un pays comme le Sénégal ou tout autre pays de cultiver la paix par des jeunes certainement issus de religions différentes mais quand même qui ont une vision unique du Sénégal c’est-à-dire un Sénégal de Paix, un Sénégal où la cohésion sociale est vraiment present.

Travaillez-vous pour des tournées en Afrique et en occident ? Si oui vous iriez d’abord dans quel pays et pourquoi ? Avez-vous d’autres projets en cours ?

Oui, en effet nous travaillons sur des projets. On travaillait sur une tournée plutôt occidentale qu’africaine en tout cas parce que j’étais en pleine préparation de la sortie de mon 3éme album et Covid-19 oblige, on a dû suspendre cela sinon on avait déjà pris contact pour certaines villes en France que j’avais déjà eu à faire auparavant pour une tournée internationale en France puis au Canada également, on y travaillait mais bon là il a fallu revoir tous les plans par rapport à la sortie de l’album une date. La date là plus en tout cas commode et après peaufiner également tout cela, une vraie réorganisation en fait. Bon en Afrique, comme j’ai un peu moins de touche en Afrique par rapport à l’occident mais bon on y travaille on continue de toujours rester ouvert à toute sorte de collaboration car c’est à cela que nous sommes appelés : Annoncer le Nom de Jésus-Christ à temps et à contre-temps.

Parler nous brièvement de votre actualité.

Alors comme actualité, le fait marquant de ma vie artistique à ce jour c’est mon label que j’ai lancé il y a 2 ou 3 semaines maximum, un label de production musical « Heaven Records » et c’est exactement ça qui est l’actualité de ma vie artistique en ce moment en tout cas.

Remontant à votre premier album : « L’heure a sonnée ? » Quel sentiment vous nourrit à ce jour ? ex : Accomplissement ?

Alors pour le premier album à ce jour, je suis d’abord très reconnaissant envers Dieu qui m’a donné cette opportunité, qui m’a donné cette Grâce parce que je le crois tout vient de Lui mais avec le recul j’apprécie cet album comme le début d’une histoire très riche, d’une histoire très particulière et surtout d’une histoire qui n’est pas encore finie. C’était surement le point de départ compte tenu des expériences que j’avais eu auparavant mais certes qui n’avaient absolument rien à voir avec le lancement d’une façon officielle ou officieuse de ma carrière donc naturellement là je le prends avec beaucoup de joie parce qu’au moins c’est une chose que j’aurai vécu dans ma vie, j’aurai pu ne pas le vivre mais une fois que je l’ai vécu avec la sortie du premier album tout ce que j’ai pu accomplir à partir de ce 1er album je ne peux que rendre Grâce à Dieu, c’est un accomplissement parce que tout est parti de là. On avait tenu même si j’étais très jeune à faire quand même un travail de qualité avec mon producteur à l’époque et on a fait avec les moyens du bord. Ce n’était certes pas facile mais il fallait vivre cette expérience. Il fallait réaliser. C’était un rêve à vivre et nous continuons de vivre ce rêve. Nous continuons de rêver également parce que nous croyons fortement que de grandes choses nous attendent encore, des choses beaucoup plus grand.

Quel héritage pensez-vous être le plus important à laisser à vos enfants ?

le plus important que je voudrais laisser aujourd’hui à mes enfants, naturellement je fais de la musique gospel donc ça tirerait un peu plus vers ça. C’est plutôt croire qu’il est possible d’offrir à Dieu ce qu’il y a de meilleur aujourd’hui et particulièrement je dis ça en pensant au Sénégal, en pensant à la musique Gospel Sénégalaise. Je voudrai qu’ils sachent que vraiment le service qu’on rend à l’Eternel quelque soit le champ d’application mais plus particulièrement dans le champ musical on peut offrir à Dieu ce qu’il y a de meilleur en travaillant sérieusement et en priant également sérieusement. Le résultat ne peut être alors que top.

Avez-vous un message à laisser à la jeunesse aujourd’hui à propos de l’homme et de la vocation de père selon Dieu ?
Par rapport à la vocation de père pour l’homme d’aujourd’hui, j’ai juste envie de dire que c’est une étape de la vie de l’homme qui se prépare dès maintenant, dès son bas âge en se basant sur ses différentes expériences mais plus sur les expériences que nous avons autour de nous soit de papa, soit de nos oncles, soit en tout cas de toutes personnes qui auraient certaines valeurs dont on est sûr que ces valeurs pourraient être bénéfiques pour nous mais surtout pour notre famille future comme présente. Selon Dieu naturellement nous nous basons sur la relation que Dieu Père a envers nous dans toute sa suprématie c’est celui aujourd’hui qui sait tendre l’oreille, écouter son enfant, comprendre son enfant, anticiper sur ce que son enfant peut faire ou pourrait faire ou ne devrait pas faire mais un père qui est là, un père-un ami, un père- un frère, un père qui est là tout simplement et je pense que nous devrions cultiver cela, cette proximité que Dieu Père cherche à avoir avec nous ses enfants et cultiver également cela avec nos épouses, avec nos futurs enfants donc être là, vraiment là, à la place forte là où nous devons être, proche d’eux physiquement, psychologiquement, mentalement mais également spirituellement. C’est hyper important.

Votre mot de fin ?

Déjà merci à vous, merci Sénami, merci à L’épouz&Christ, merci d’avoir pensé à moi. C’est un énorme plaisir de pouvoir partager ce moment, partager ces quelques mots avec vous. Que Dieu fructifie vos talents et d’arriver la Grâce d’arriver au level que vous voudriez par sa Grâce et c’est réellement une prière sincère. Moi je suis encore là, je travaille dans mon coin, je produis aujourd’hui des artistes, des Chantres et tout ça pour essayer d’amener le niveau en tout cas prioritairement le niveau Gospel vers un autre level. Pour ça, nous aurons toujours besoin de vous, de votre soutien que nous avons déjà mais que nous demandons encore parce que nous en avons encore besoin donc merci encore à vous, c’est toujours un plaisir. Merci pour les questions. Merci pour l’orientation. Merci pour tout.

Fulgence Gackou